chevelu a écrit :ya une grosse différence sur le moteur, mais je ne sais pas quelle est l'année charnière, ya deux blocs bien différents, alternateur de T3 ou de T5 par exemple, bloc cylindre droit ou à alvéole qui suivent les chemises.
je n'ai pas creusé le sujet, je ne sais pas si cela corresponds au passage en électronique gill.
ya jamais eu de 4 en keihin à ma connaissance.
Très bon choix que ce 1200 Trophy de 2002. C'est effectivement le dernier bloc qui est apparu en 1998 (j'ai une 1200 Trophy de 1998) reconnaissable à sa couleur noire, son pignon de sortie de boîte enfin accessible, et surtout sa nouvelle fonderie du haut moteur qui est bien moins jolie.
Cette génération de Trophy est apparue en 1996 mais elle a subit de nombreuses modifications à chaque millésime. Je passe sur les changements de coloris et les changements de rapport de transmission secondaires qui ont été allongés chaque année. En revanche, il faut noter une modification importante du haut du carénage à partir de 1999, reconnaissable à sa bulle qui comporte 11 trous au lieu de 9 auparavant. Les échappements noirs concernent uniquement le millésime 96. Ils sont chromés à partir de 1997.
Les grandes lignes pour résumer :
1996 : sortie des Trophy 900 et 1200 qui remplacent les Trophy 3 et 4. Moteur, roues et platines gris foncé. Échappements noirs.
1997 : identique à 1996 sauf échappements chromés.
1998 : identique à 1997 sauf nouvelles fonderies du moteur, modification du carter de PSB (plus accessible), remplissage d'huile côté droit, moteur, roues et platines noirs.
1999 : haut de carénage plus large avec montage de la bulle à 11 trous (9 auparavant).
Il y a eu aussi une modification du routing des durits de frein avant, mais je ne me souvient plus de l'année. Peut être 1999.
Ses points forts :
- Côté agrément. Le 1200 est parfait pour la Trophy. C'est d'aiilleurs à mon sens la seule T3 où il est supérieur au 900. J'ai longuement conduit une 900 Trophy et j'ai eu un 900 Daytona (T357). Autant j'adorais le trois-cylindres sur la Dayto, autant je préfère le quatre-pattes sur la Trophy.
- Le confort reste excellent quelque soit l'état de la route. On est sur un coussin d'air.
- C'est une moto hyper-fiable. Aucun soucis majeur en 65 000 km mis à part les consommables, une petite fuite au joint de PSB et au récepteur d'embrayage, et des carbus à reconditionner suite à un long arrêt de son ancien proprio.
- Les réglages sont stables : la synchro ne bouge quasiment pas en 20 000 km et le jeu au soupapes non plus (une pastille de changée en 65 000 km).
Maintenant, les points noirs de la Trophy :
- À cause de son poids, c'est une bouffeuse de consommables : plaquettes, disques, roulements de direction, ressorts et huile de fourche, pneu avant.
- Sa fourche non réglable est merdique, surtout comparée à celle d'une Daytona réglable dans tous les sens. Il faut choisir entre trop molle ou trop dure, sachant que le compromis idéal n'existe pas.
- Conséquence de cette fourche à la noix, la moto se désunie quand on commence à la brusquer. Avec un Trophy, on peut rouler vite mais il faut enrouler.
- Le top case Triumph est très beau mais c'est une grosse merde par rapport à d'autres modèles adaptables. Il faut ouvrir 2 serrures, il est super lourd et fragile (j'en suis à mon 3e en 65 000 km, tous fendus au même endroit (la base noire à côté de la poignée).
- Le frein avant nécessite une bonne poigne pour être efficace (toujours le poids) et celui de l'arrière est tout juste bon à stabiliser la machine.
- Sur les modèles antérieurs à 1999, la bulle est trop basse ce qui provoque des turbulences dans la tête et du bruit dans le casque (apparemment, moins de problèmes à partir de 1999)
- Une 1200 Trophy reste sobre (7,5 l/100) si l'on enroule et qu'on ne pousse pas les rapports au delà de 5000 tours, sinon, ça peut monter très vite…