A mon sens il y a ceux qui sont fait pour la bécane (motard ou pas, esprit ou pas, 50, 125 ou plus) et les autres…
Certains sont capable de rester concentré sur leur environnement en allant à l’essentiel, d’autres se laissent perturber par cet environnement.
Un peu comme ceux qui souffrent du vertige par rapport à ceux qui n’y sont pas sensible.
Il vaut mieux savoir rapidement à quelle catégorie on appartient.
Cela réduit (sans pour autant les supprimer) les risques de se faire trop mal ou de faire mal à quelqu’un d’autre.
En tous cas ça évite de rouler au dessus de ses pompes…
Nous sommes pour la plupart d’accord pour dire que l’on ne conduit pas une moto mais qu’elle se pilote (sans aucune velléité sportive ou « enflage » de cheville).
Au même titre que l’on pilote un avion ou ULM.
Tout le monde n’est pas capable de piloter un zinc.
Dans les deux cas la formation est une chose importante mais le « ressenti » du truc est au moins aussi, si ce n’est plus, important.
Si on est capable de ressentir, d’avoir l’image mentale des contraintes supportées par la machine comme si c’était le prolongement de nos doigts, bref de faire corps avec la ferraille, alors on augmente un peu ses chances de profiter longtemps.
Ce n’est pas de l’onanisme cérébrale, c’est une réalité.
Au contraire si on est hésitant et sans perception des capacités de sa brêle il vaut mieux adapter ses prétentions à ses capacités réelles, sinon c’est le crash.
Au lieu de monter à la grande échelle on se contente d’un escabeau 3 marches.
Ça empêche pas de tomber, mais c’est moins haut.
Pour certains le nombre de kilomètres empilés n’apprend rien, c’est pas de leur faute, c’est comme ça, on ne peut pas être bon partout.
J’ai la chance, pour le moment encore, de me sentir rapidement à l’aise sur une brêle mais je suis incapable de faire une roue arrière sur ne serait-ce que 10m, je suis pas un pilote mais je me débrouille et je sais pour ce qui me concerne que je ne suis pas assez bon pour rouler au-delà de 160 sur route ouverte et encore pas n'importe où et pas n'importe comment. Je sais bien que c'est pas bien, que je suis un névropathe, un dangereux terroriste, un gibier de potence et une cible à abattre, mais putaing c'est quand même bon des fois de sentir le truc.
Ceci dit la plupart du temps je roule à deux et en "vadrouille / balade" à me trainer le popol et en prendre plein les mirettes, quand même
Je me suis toujours dit que le jour où je commencerais à me faire peur en bécane, j’arrêterai.
On ne pratique pas un loisir dans la peur.
On est sensé en « calculer » les risques et ensuite on les accepte ou pas.
Un truc qui aide aussi pas mal c’est d’acquérir des connaissance en mécanique.
Quand on connaît le fonctionnement d’un système on en comprend mieux les subtilités et on est plus à même de l’utiliser avec justesse.
Ce sont toutes ces particularités propre à la bécane qui font que ceux qui n’ont jamais posé leur cul sur une brêle et qui décide de lois débiles ne comprendront jamais de quoi il retourne. Parce qu’eux décident au dessus de leurs pompes, eux ne ressentent même pas le manque d’objectivité de leur jugement atrophié.
Sont vraiment trop cons ces libertophages…