En fait, cela s'est passé bêtement et simplement.
Attention, la machine n'est pas encore livrée, ce sera fin mars.
Elle est commandée auprès de l'importateur qui est en Autriche.
Il y a un réseau de concessionnaires en France.
Les sides sont fabriqués et montés à Irbit à 2000 bornes à l'Est de Moscou dans les monts Oural (d'où le nom de la machine).
Il y a un lien vidéo à la fin de ce message et on y voit le montage manuel de ces machines, un peu comme Royal Enfield en inde.
La machine est livrée en caisse chez les concessionnaires en France. Il faut l'assembler et faire les réglages des trains roulants entre l'angle du side et de la moto.(les motos des autres marques sont aussi livrées en caisse)
Je passe beaucoup de temps à visionner les vidéos des baroudeurs en Ural, dont ce qu'a fait Hubert.
Cela a commencé lorsque je cherchais une Trophy.
Dans le village à côté du mien, un mec sympa et bien vendait la sienne.
Mais beaucoup trop de bornes, la chignole.
On a sympathisé et en discutant il me parle d'un gars qui prépare des Triumph à 20 bornes de chez moi.
Je trouve enfin ma Trophy et je vais vois le gars en question pour commander mes premières pièces.
J'ai trouvé un mec sympa, passionné et perfusé Triumph Bonneville.
Dans son magasin tout neuf de septembre 2017 (il était dans un petit garage avant), je vois trois Ural.
Je lui demande si c'est lui qui les rénove.
Il se fend la poire et me dit que c'est du neuf !!!
Je rentre à la maison, en parle à mon épouse, retourne voir le gars qui est devenu un pote depuis, pour faire quelques essais avec mon épouse qui commence à résister de moins en moins longtemps en duo sur une moto.
Nous sommes tombés amoureux du concept, balade, tranquille, pouvoir prendre les petits enfants, charger les bagages et hop ..... on passe commande après quelques nuits blanches de comptabilité.
Nous avons choisi la version CT, car le chassis est un peu plus bas que les versions tout terrain et les roues font 18 pouces au lieu de 19 pouces.
La fourche est à balancier, car plus rigide que la fourche classique de la version "rétro".
Cela n'empêche pas de faire de la route forestière ou du chemin, la garde au sol est très haute.
Depuis 2014, les carbus ont été remplacés par une injection EFI et la cylindrée est passée à 750 cc afin de rentrer dans le moule des normes euros 4.
Les freins tambours sont remplacés par des freins à disques.
L'ensemble est lourd (340 kg environ) et se conduit avec l'accélérateur.
La roue du panier fait levier.
Si on accélère, l'attelage part à droite, et si on coupe les gaz, l'ensemble part à gauche.
Donc on roule avec les gaz et un peu le guidon.
Il faut faire un rodage et à 500 bornes vidanges et culbus.
La machine est quasi identique depuis 70 ans, sauf les améliorations et fiabilisations citées plus haut.
Elle est équipée de 4 vitesses et une marche arrière.
Je n'ai pas pris la version roue motrice au panier, car on ne se sert de cette transmission que dans la haute neige ou la boue.
Le fait de rouler avec une transmission débrayée consomme de l'énergie pour rien.
Si on roule la transmission engagée sur le bitume, la machine va tout droit car il n' y a pas de différentiel.
La vitesse maxi est de 100 km/h si tout va bien.
Voilà voilà ...
Il nous tarde de rouler avec cet engin pas comme les autres.
Lionel
Quelques vidéos:
Service qualité Ural qui teste ses machines
https://www.youtube.com/watch?v=UUZOzT4F0DI" onclick="window.open(this.href);return false;
Présentation du CT attendu pour fin mars
https://www.youtube.com/watch?v=KJUihF_4NQQ" onclick="window.open(this.href);return false;
Une visite de l'usine d'Irbit avec une pointe d'humour de Laurent Cochet de Moto Journal
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